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| Anniversaire du 36 |
| Écrit par Officier Traditions |
Né « escadre », le 36ème Escadron de Détection et Contrôle Aéroportés fête ses 20 ans.Les premières études menées par l’Armée de l’air pour acquérir un système de détection radar aéroporté remontent aux années 1970. Après avoir envisagé différents porteurs tels que l’E-2 HAWKEYE de l’US Navy ou le projet anglais NIMROD AEW [1] , le gouvernement français inscrit finalement l’acquisition du Boeing E-3 SENTRY dans la loi de programmation militaire 1984-1988. Le Royaume-Uni rejoint la France après l’abandon du NIMROD AEW et les deux pays signent en 1987 un contrat pour la construction par Boeing de 11 E-3D (4 français et 7 anglais) dont la dénomination s’inscrit dans la continuité des versions existant aux Etats-Unis, à savoir les E-3A, B et C. Rapidement, la France obtient des américains que sa version soit nommée E-3F.
Le programme étant lancé, l’Armée de l’air doit désormais disposer d’une unité destinée à mettre en œuvre les futurs E-3F. Tant pour sa position centrale dans le pays que pour ses infrastructures (longue piste, hangars C135…), c’est la Base aérienne 702 d’Avord qui voit la création de la première unité française d’alerte avancée aéroportée : l’UDA 02.920[2] est créée le 1er septembre 1989 et son commandement est confié au lieutenant-colonel PRIGENT. Six mois plus tard, ce dernier devient le premier commandant de la 36ème Escadre de Détection Aéroportée après la dissolution de l’UDA.
L’UDA avait en effet pour vocation de « préparer le terrain » pour la future escadre. La 36ème Escadre de Détection Aéroportée nait ainsi le 1er mars 1990 et se voit attribuer par filiation indirecte les traditions de la 36ème Escadre de Reconnaissance[3]. L’EDA 00.036 est initialement constituée :
Pendant que les tous premiers membres d’équipage sont formés sur la base AWACS[4] américaine de Tinker, le premier avion français (N°201) quitte les chaînes d’assemblage de Boeing et effectue le 5 mai 1990, sans rotodôme, son premier vol de Renton vers Seattle. Equipé cette fois de son appendice caractéristique, il quitte Seattle le 22 août 1990 pour Le Bourget où il reçoit son équipement intérieur avant de rejoindre la base aérienne d’Avord où il se pose pour la première fois le 17 décembre 1990. Deux jours plus tard, une cérémonie officielle célèbre l’arrivée du premier appareil de la 36ème EDA. En ce 19 décembre 1990, le lieutenant-colonel PRIGENT reçoit le drapeau de la 36ème Escadre Aérienne (voir ici) des mains du général NORLAIN, Commandant air des forces de Défense aérienne, et se voit adjoindre un escadron supplémentaire :
Faisant suite à la suppression du niveau « escadre » dans l’Armée de l’air, la 36ème EDA devient 36ème Escadron de Détection et Contrôle Aéroportés le 1er août 1993. Par suite, les escadrons deviennent des escadrilles et l’ EDCA 00.036 est alors composé :
Une nouvelle transformation de l’unité intervient en 1996 avec le remplacement de l’EPMS par l’ESMT le 1er août et la création de l’EUOT le 1er septembre. A l’issue, l’organisation de l’EDCA 00.036 est la suivante :
En juillet 2000, les escadrilles 1/36 et 2/36 perdent leur nom de baptême et le nom « BERRY » est attribué au 36ème EDCA. Les deux derniers changements qui interviennent dans la structure de l’escadron sont le rattachement de l’ESTS au CSFA[6] (détaché sur le plan organique du reste de l’EDCA qui dépend désormais du CFA[7] à compter du 1er septembre 2007) ainsi que la transformation de l’EUOT en escadrille avec un nouveau numéro mécanographique (le 1er septembre 2008).
Aujourd’hui, 20 ans après la création de l’EDA 00.036, l’EDCA 00.036 « Berry » est composé :
[1] AEW : Airborne Early Warning [2] UDA : Unité de Détection Aéroportée [3] Voir les détails dans la partie TRADITIONS du site [4] AWACS : Airborne Warning And Control System [5] ESTS : Escadron de Soutien Technique Spécialisé [6] CSFA : Commandement du Soutien des Forces Aériennes [7] CFA : Commandement des Forces Aériennes |
| Mise à jour le Mercredi, 22 Septembre 2010 23:02 |